De Brognon
à la Forge Philippe
Quand beutiers
et forgerons
animaient
les rives
de la Wartoise
Extrait de la revue « Au pays des Rièzes et des Sarts » n° 61.
De Brognon à la Forge Philippe :
quand beutiers et forgerons
animaienl les rives de la Wartoise.
Seuls les amateurs de randonnées pédestres peuvent encore emprunter le «grand
chemin de Brognon à la forge Philippe» mentionné dans les vieux actes notariés.
(1) Elle est bien morte, cette voie foulée par les pas de nos aïeux,
disparaissant peu à peu sous l' assaut des jeunes arbres !
Elle pénètre dans le bois de l'Arpentage, laisse ensuite à l'ouest la taille la
Dame, à l'est la taille des Vieux Fours pour mener le promeneur vers une de ces
paisibles et verdoyantes vallées, sans savoir peut-être que le modeste cours d'
eau, la \ Wartoise, forme frontière depuis l' an 843 lorsque le fameux traité de
Verdun consacra le partage de Europe occidentale: au Sud de cette rivière, le
domaine de Charles le Chauve, au Nord, celui de l'Empereur Lothaire. Frontière
d'Empire donc, et ce jusqu' en 1548, lors de la transaction d'Augsbourg qui
constitua les Pays-Bas en un seul cercle affranchi de toute juridiction
impériale.
Sur la droite, le chemin du Vieux Gaucher : à l'intersection, un modeste
oratoire, privé de sa statue par les vandales, une grosse bâtisse occupée par un
menuisier, une maison à demi-ruinée : enfin, un peu plus bas sur 1a gauche une
vaste et solide construction fait face au versant occupé par l' ancienne
dépendance de Seloignes, Forge-Philippe. (2)
La Forge Philippe ! S'il est bien certain que ce toponyme est le reflet de
l’histoire de ce canton ignoré de la Thiérache, essayons maintenant de remonter
les siècles pour jeter quelques lueurs sur la vie d'autrefois.
(1) Procès-verbal d'arpentage, 28 octobre 1973. Archives de Maître Maucq.
notaire à Signy-le-Petit.
(2) La commune de Forge-Philippe fut créée par arrêté royal du 10 août 1903, Son
terrain comprend le hameau de ce nom qui jusqu'alors dépendait de Seloignes et
la partie du territoire de Chimay situé au Sud de l'Oise et désignée sous le nom
de "Vieux Gaucher", La forge Philippe, dont il est question ici, est un écart de
Signy-le-Petit. Les documents du XVlllème siècle orthographient le plus souvent
« la forge philippe » ; parfois, «la forge Philippe ». Les cartes d'Etat-Major
mettent une majuscule au nom commun; « la Forge Philippe".
DES GAULOIS AU ROI SOLEIL.
En 1936, Mr Leroy, secrétaire communal à Seloignes découvre sur le versant
gauche de l’Oise, dans le village belge de Forge-Philippe, un fourneau, dénommé
bas-foyer, de forme circulaire, creusé en partie dans le sous-sol et tapissé
d'une couche d'argile battue, d'environ dix centimètres. (3) Sans qu'il soit
possible de le dater avec précision, son antiquité permet de supposer que les
Celtes produisaient ainsi directement un fer patcux, martelé vigoureusement pour
en chasser la scorie.
A la fin du Moyen-Age, la grande nouveauté fut la découverte de la fonte grâce
aux progrès en hauteur des bas-fourneaux ; les gueuses de fonte sont alors
portées à la forge où elles sont refondues et converties en fer.
Dès le début du XVème siecle, Liège avait sans doute des hauts-fourneaux, ces
derniers exigeant la force hydraulique pour actionner soufflets et marteaux,
ainsi que de grosses quantités de combustible sous forme de charbon de bois. Les
usines s'installèrent alors le long des rivières : c'est ainsi que la forge
Philippe est citée dans les ordonnances de Philippe II de Croy, en 1549 (4) ;
une nouvelle fois en 1571 (5); en 1606, le besogné de Chimay, autrement dit le
plan cadastral levé à la demande du prince Charles III de Croy, nous montre la
rivière de Wartoise avec «le fourneau de la veuve Philippe de la Lys »,
curieusement surmonté d'une sorte de tour très élancée, (6)
Le règlement de 1607 (7) promulgué par ce même prince fait allusion à « la forge
et fourneau Philippe de la Lice».
Un autre plan « Superficie et plan de la Thierasse de Chimay » par Jean
Mailliart, indique nettement pour l'année 1622. le «vivier de la forge
Philippe », avec un «tournant » au pied de la digue, ainsi que quatre
maisons en territoire espagnol. (8)
Il est donc possible d'imaginer une belle activité pour notre usine en cette
deuxième moitié du XVlème siècle. ce siècle de la Renaissance qui voit augmenter
les besoins en fer dans tous les domaines: armure, artillerie, instruments
agricoles et artisanaux. D'autre part, la paix revient dans nos régions après le
traité de Cateau-Cambrésis (1559) et surtout après celui de Vervins en 1598.
(3) G. Ducarne: « Découverte d'un four catalan it Forge-Philippe », dans
B.S.H.A.C. II (1936), p. 9.
(4) Cité par Dony : « Histoire du Hainaut, de 1433 a nos jours ».
(5) Mauer: « l'industrie du fer à travers les âges dans les cantons de Couvin et
Chimay . » (Revue « Au Pays des Rièzes et des Sarts » , Tome l, n° 4, page 150).
(6) Archives de l'Etat à Mons.
(7) Archives de l'Etat a Mons. cité par Dardenne, « Histoire de la ville et de
la terre de Chimay » 1969. Comité de Défense des Mouvements et Sites da Chimay
et environs.
(8) Archives de l'Etat à Mons.
Malheureusement. les hostilités entre la France et l'Espagne éclatent en 1635 et
la paix ne fut définitivement acquise sur nos frontières qu'en 1713, si l'on
excepte le court répit compris entre la paix des Pyrénées de 1659 et le début de
la guerre de Hollande en 1672.
UN XVIIIème SIECLE PROSPERE ET MIEUX CONNU :
A.
Nicolas Sacré, roulier au long cours.
Si nous possédons finalement peu de documents pour la période antérieure au
XVIIIème siècle, la situation est différente pour ce dernier et va nous
permettre d'abandonner pour un temps le domaine de la forgerie.
En mai 1701. Jacques Boulet, du four Brion (9) et Nicolas Sacré, de la forge
Philippe, tous deux « beutiers », signent un contrat avec Antoine, Nicolas et
Nicolas Denouvion. Marchands de cendres a Signy-le-Petit : il s'agit pour eux de
transporter a Saint-Quentin, en Picardie, les cendres provenant des <ateliers et
tailles> des bois environnants, moyennant la somme de 3 livres 3 sols pour
chaque tonne ou pièce de cendres. Nous retrouverons Nicolas Sacré en 1725 (10):
marchand à la forge Philippe, il a été condamné par le tribunal des traites a
Saint-Quentin. On peut donc supposer que, pendant un quart de siècle, ce
voiturier effectua des transports en direction de la province voisine.
Ces cendres, à quoi servaient-elles ? Les charbonniers devenaient souvent
«cendriers», c'est-à-dire qu'ils réduisaient en cendres les branchages et menus
bois, parfois même des bois de valeur élevée, ce qui pouvait porter atteinte à
la consommation des forges. Déjà Henri II. en 1547, nous fait connaître
l'étendue des dégâts provoqués par les marchands cendriers, nombreux dans les
forêts de Thierache. (11) En dehors de la fabrication du verre et de la poudre,
ces cendres permettaient de se procurer de la potasse pour la lessive; comme la
ville de Saint-Quentin possédait. dès la fin du XVIème siècle, plusieurs
«bueries » pour traiter les toiles, batistes et toutes productions issues du
lin. (12) il est vraisemblable que nos cendres durent être utilisées à la
blanchisserie.
Faut-il s'étonner de l'importance de ces déplacements ? Toujours est-il que ce
type de voituriers au long cours apparut en Thierache au XVIème siècle et se
multiplia au XVIIIème sciècle. Connus d' ailleurs sous le nom de Thierachiens,
ils pouvaient faire paître leurs chevaux et leurs boeufs dans les communes ; ils
avaient tendance à se considérer comme les maîtres de la route. (13)
(9) Ecart de Signy·le-Petit.
(10) Archives de Me Maucq, notaire a Signy-le-Petit.
(11) M. Devize. « La vie de la forêt française au XVIème siecle », Paris.
Imprimerie Nationale. 1961.
(12) Renseignement aimablement communiqué par Mr Collart, secrétaire de la
Société Académique de Saint-Quentin.
(13) Robinet : «La vie rurale en Thiérache au XVIème siècle ».
A Brognon, au début du siècle, cinq voituriers apparaissent sur les registres de
taille ; il n'y en a plus en 1775. (14) La proximité de la frontière permet de
supposer que la contrebande devait être très active: maints chargements
cachaient certainement le sel et le tabac venus en fraude des Pays-Bas voisins.
Nous avons vu plus haut que notre brave Nicolas n'avait pas échappé aux
gabelous ! Ajoutons à son sujet qu'il avait élu domicile à un endroit
particulièrement propice: au pied de « la chaussée de l'étang de la fendrie »,
entre la Wartoise et le ruisseau du Relay. (15) Marié à Marguerite Coffart, il
mourut octogénaire à la Forge Philippe en 1761, laissant dix enfants dont l'un,
marchand en ce même lieu, (16)
B.
La famille Despret propriétaire de la forge Philippe.
Si l'on en croit l'abbé Trelcat, la forge Philippe serait une création de la
famille Despret : le mot restauration conviendrait mieux, dans la mesure ou de
nouveaux bâtiments. dont une partie subsiste encore aujourd'hui, furent élevés
pour en remplacer d'autres. trop vétustes ou trop exigus. En effet, la forge
Philippe apparaît toujours, en 1708, dans le grand « besogné de Chimay ;
pourtant, un moulin à poudre est signalé sur une carte de 1736. (17) Situation
précaire donc jusqu'au 9 août 1739. lorsque le sieur Noel Despret. maïeur de
Wallers et maître de forges, expose ses comptes au sujet de la construction de
la forge Philippe. (18) Il disparaît en 1762 et l'un de ses fils
François-Joseph, lieutenant de grenadiers au régiment de Royal Roussillon, cède,
en 1773, sa part de succession sur la forge Philippe a Noël Joseph Despret,
licencié en droit, avocat en Parlement et maître de forges à Wallers.
L'usine passe ensuite à un avocat de Condé-sur-Escaut, François-Joseph Durut.
qui la vend. en 1778, à un Despret de la Marlière ; à la mort de ce dernier, son
frère. Victoire-Albert-Marie Despret, maître de forges à Anor et futur général,
hérite de la forge Philippe qui est finalement cédée pour la somme de 20.000
francs à un neveu, François-Victoire-Marie Despret, maître de forges à Chimay,
le 23 octobre 1816.
Les Despret sont donc les propriétaires lorsque survient la Révolution qui
entraîne assez vite l' arrêt de l'exploitation en raison des difficultés de
ravitaillement des ouvriers.
(14) A.D. de la Marne. C. 2332.
(15) Archives de Me Maucq, notaire a Signy-le-Petit. Le «relay » désigne le
déversoir de l'étang : le tracé de ce ruisseau est encore visible aujourd'hui.
derrière la maison occupée par Mme Masuy.
(16) Parmi sa nombreuse postérité, dont l'auteur de ces
lignes, signalons l'important rameau dans les communes belges de Beauwelz
et Momignies.
(17) Carte générale de la frontière des provinces du Hainaut français et
impérial, par Massé fils. Bibliothèque de l'Inspection du Génie. Paris. Voir
aussi la carte dressée par les ingénieurs géographes Naudin de 1704 à 1746.
Cartothèque de l'I.G.N., Saint-Mandé.
(18) Les renseignements qui suivent sont tirés de l’ouvrage de l'abbé Trelcat :
«La famille Despret, 1512-1929 ». Recueil 30
de la Societe d'Etudes de la Province de Cambrai. 1929.
Mais la
République a besoin de fer et le Directoire envoie des commissaires pour
réquisitionner les usines et les mettre sous la surveillance des municipalités.
C'est ainsi que le citoyen Pierre-Jean Despret de la Marlière, d'Anor, fait une
déclaration à la municipalité de Signy-le-Petit. le 12 mars 1794 : il conduira,
du bois des Evêchés, 14 gueuses venant du pays de Liège à la forge Philippe pour
la fabrication du fer destiné à la platinerie du citoyen Raux.
Les ouvriers se mettent pourtant en grève au mois de novembre « faute de blé » à
la forge Philippe et à la forge Sandron.
Après un gros effort de l’Etat qui réussit à garantir du pain aux ouvriers,
Despret peut livrer à la République, le 18 octobre 1795, 7.587 livres de fer
provenant de la forge Philippe et de la forge Sandron.
François-Victoire-Marie Despret et la forge Philippe à la fin de
l'Empire.
En 1817, François-V.-M. Despret demande à la préfecture des Ardennes que lui
soit accordée une permission pour la maintenue de jouissance de la forge
Philippe. La correspondance administrative, en dehors d'un plan de situation,
nous livre de précieux renseignements sur les activités de l'usine au début du
XlXème siècle. (19)
L'étang a une longueur de 6 a 700 mètres, une largeur moyenne de 70 à 120
mètres, avec un déversoir en bois à 70 mètres au S.E. de l'usine.
La forge se compose de deux feux pour fondre la gueuse et la réduire en barres :
il y a deux paires de soufflets de cuir, un gros marteau pesant 275 kgs et une
enclume de 600 kgs.
L'usine possède quatre tournants : le premier appliqué à un feu d'affinerie, le
deuxième a une chaufferie, le troisième au marteau ; enfin, le quatrième, située
d' ailleurs sur le territoire belge, actionne un bocard à quatre pilons. (20)
(19) Archives Nationales, Paris F. 14 4287.
(20) Machine a broyer les minerais.
Voir plans pages suivantes :


Les fontes qu'on affine sont tirées des fourneaux belges, pour obtenir une bonne
qualité de fer fort ; leur consommation Annuelle est évaluée à 300 tonnes,
transformées en 200 tonnes de fer en barres dont la plus grande partie est
destinée à l’usine de Pas-Bayard, à Hirson, propriété de ce même Despret, pour
en faire de la tôle et du fer en verge ; le surplus est livré au commerce des
départements des Ardennes. de l' Aisne, du Nord, du Pas-de-Calais. Le débit de
la Wartoise permet un fonctionnement continu, sans période de chômage, pour une
consommation de charbon de bois de 500 tonnes par an. Le combustible est fourni
par les bois que possède Despret a Signy-le-Petit et à Brognon ; il en vient
aussi des forêts du gouvernement, et de celles de Watigny et de Saint-Michel.
Le 6 novembre 1820, acquisition est faite de la forge Philippe par Alexis
Deschamps. maître de forges à Imbrechies et Alexis Ducarme, autre maître de
forges à Hirson, moyennant la somme de 29.500 frs. Despret abandonne donc cette
usine à la suite de lourdes difficultés financieres (21); en 1818, il avait
acheté toute la succession de Léopold-Augustin Raux, à son petit-fils Augustin
Barrachin, en particulier l'ancien château, la forge d'en-bas et la forge
d'en-haut à la Neuville-aux-Joutes. Montant de la transaction; 204.000 frs.
(21) Ce même jour, François Despret vendait aussi l'usine du Pas-Bayard à
Guillaume Bocquet.
Deux ans après. c'était la faillite. Ce même 6 novembre 1820, les gérants de
l'union des créanciers de Despret procèdent à la vente des meubles de son
château de la Neuville-aux-Joutes. (22)
Avec le départ de François Despret s'annonçait le déclin de la Forge Philippe.
De petites sociétés se constituent alors: après l' acquisition, pour 46.000 frs,
de l'usine par Guillaume Bocquet de Signy-le-Petit. en 1827, la forge Philippe
et l'usine du Pas-Bayard forment alors une société au capital de 40.000 frs,
sous la raison sociale « Louis Pauris et Joseph Malherbe», en vue de la
fabrication du fer. de la tôle, du fer blanc, du cuivre et du zinc.
Les usines passent ensuite aux mains de « Beuret, Godart, Desmaret et Cie»,
maîtres de forges du Pas-Bayard.
1869 marque la fin de l'établissement: le nouveau propriétaire, Joseph
Chrysostome Debaty, de Chatelet. en Belgique. fait raser la forge Philippe et y
construit une exploitation agricole. En 1892, Maître Despret. notaire à Chimay
l'acquiert pour la céder en 1900 à Adolphe, René, Emile Masuy, de Seloignes.
Depuis 1929. Madame Masuy habite l'ancien logement du régisseur. surélevé en
1939.
Des Belges, de Marcinelle, en sont les nouveaux propriétaires.
Deux pauvres pans de murs, appuyés sur l'ancienne digue sont les seuls témoins
du bâtiment de la forge ; le sol, recouvert de crasses noires, est, parait-il,
excellent pour faire pousser les légumes ! Espérons que la transformation en
résidence secondaire de la vénérable bâtisse dont une partie était jadis occupée
par le régisseur de la forge, (23) ne lui cause pas de dommages irrémédiables !
Plus rien, ou presque, ne rappellerait alors les anciennes activités, sinon
quelques traits de comportement révélés au cours de conversations : deux
personnes. l’une de la Forge Philippe, écart de Signy-le-Petit, l'autre de
Forge-Philippe, village belge, n' avouaient-elles pas le peu de goût de leurs
défunts maris pour le travail de la terre et l'attrait qu' exerçait sur eux tout
ce qui touchait à la mécanique ; et l'une de sortir d'un coffre rempli de
pieuses reliques les caractéristiques techniques et les plans d’un appareil
militaire des années 1925 !
(22) Archives de Mr Maître Maucq,
notaire à Signy-le-Petit. L'abbé Trelcat, qui semble un «inconditionnel» de la
famille Despret, ne fait aucune allusion à cette faillite. Il mentionne
simplement la vente des immeubles de la Neuville-aux-Joutes en 1820.
François Despret, chevauchant sur le chemin des forges Jean Petit, décéda d'un
coup de sang, 1e 25 novembre 1835, à 1'âge de 63 ans. (Voir « Au Pays des Rièzes
et des Sarts » , Tome II, n° 10, page 66.)
(23) En novembre 1825, Nicolas Martin, facteur de .la forge, vendait ses objets
mobiliers. ArChives de Mr Maucq.
Une longue période de l’histoire de la Forge Philippe vient de s'achever. Mais
n'a-t-elle pas pris le relais d'une autre beaucoup plus ancienne ? A quelque
distance, au lieu-dit la « plaine des Caves », selon une vieille tradition
orale, existait un village détruit il y a bien longtemps : des pièces d'or
auraient été trouvées. Souvenir d'un habitat gallo-romain ? (24)
La Forge Philippe n'a peut-être pas encore livré tous ses secrets.
Jacques Sacré
(24) Cave est certainement un synonyme de -cavee-. chemin creux.
Les "Vieux Gauchy », « Vieux Gaucher » désignent le passage d'un chemin très
ancien: (de calciata = chaussée). P. Chambon. « Le Pays de Chimay aux périodes
pré-romaine, romaine et franque Inventaire descriptif et bibliographique des
découvertes archéologiques», Marcinelle, 1950.